- SERIE MAG #1 -

On te voit de plus en plus souvent au cinéma. Envisages-tu d'abandonner prochainement Alias ? Non, en aucun cas. Même si je prends beaucoup de plaisir à faire du cinéma, ça ne veut pas dire que j'ai envie d'abandonner Alias. Bien au contraire. Pour moi, Alias est une véritable bouffée d'oxygène. J'apprécie les gens qui travaillent sur cette série et je suis toujours très impatiente de reprendre mon rôle. L'équipe d'Alias représente une famille auprès de laquelle je me sens bien. J'y trouve mon équilibre et pour rien au monde je ne voudrais arrêter. Donc, tant que le niveau de la série sera satisfaisant, je continuerai.

Quel souvenir gardes-tu de ton rôle dans Arrête-moi si tu peux ? Du début à la fin, cette expérience a été fantastique. Encore aujourd'hui, chaque fois que j'y pense, je suis émue et je souris comme une enfant. Quand Steven Spielberg m'a appelée pour me proposer un rôle dans son film, je n'en revenais pas. Imaginez un peu ce que ça représente ! Comme beaucoup d'actrices, pendant longtemps, j'ai écumé les auditions sans succès. Or, là, sans passer le moindre casting, l'un des plus grands réalisateurs du monde m'appelle pour me proposer un rôle aux côtés de Léonardo Dicaprio et Tom Hanks... Avouez qu'il y a de quoi être surprise...

Comment s'est déroulé le tournage ? C'était génial ! Même si ma scène est très courte, j'ai eu beaucoup de plaisir à côtoyer tous ces grands noms du cinéma. Et je ne dis pas ça parce que mon personnage embrasse Léonardo...(rires) Pour moi, c'était un honneur d'être dirigée par Steven Spielberg et j'ai vraiment apprécié sa façon de travailler. On sentait qu'il s'amusait et qu'il était en même temps passionné par son métier. Il m'a beaucoup impressionnée.

Qu'en ont pensé les autres acteurs d'Alias ? As-tu ressenti un certaine jalousie de leur part ? Non, pas du tout. Quand je suis revenue sur le tournage Alias, c'était après les vacances de Noël et le film était déjà sorti en salle. Toute l'équipe m'a félicitée et m'a dit que le film était génial. Personne ne m'a fait de remarques désagréables. J'ai juste été obligée de raconter en détail mon baiser avec Léonardo ! (rires)

Et alors, comment était-il ? C'était juste un baiser de cinéma. C'est tout ! Nous nous sommes beaucoup amusés en tournant cette scène. Léo n'arrêtait pas de faire des blagues. néanmoins, il ne s'est rien passé entre nous, si c'est que vous voulez savoir.

Dans quelle mesure t'es-tu impliquée dans les cascades de Daredevil ? Dans la mesure de mes capacités... Malgré ma réputation de casse-cou, j'essaie de ne jamais dépasser mes limites. Si je sens qu'une cascade est à ma portée, je me lance. Généralement, ce ne sont pas des choses trop dangereuses. Dès que j'ai un doute, dès que je sens qu'il y a un risque, je fais appel à ma doublure. Elle est gymnaste professionnelle. Nous nous connaissons depuis le début d'Alias et, désormais, j'exige que ce soit elle qui me double dans tous mes films.

Pendant le tournage de Daredevil, comment as-tu vécu toutes les scènes où tu étais suspendue à des harnais ? Il paraît que c'est assez désagréable... Ben (Affleck) détestait ça car il disait que le harnais lui broyait les testicules... Moi, évidemment, je n'avais pas ce problème. (rires) Et puis j'ai l'habitude de tourner des scènes en étant suspendue à un harnais. C'est un procédé que nous utilisons régulièrement dans Alias. Néanmoins, au début, j'étais morte de peur. La première fois que je me suis retrouvée attachée à un harnais, c'était pour le pilote de la série. Je devais me jeter dans le vide la tête la première du haut d'un building de 25 mètres. J'étais terrorisée. J'ai demandé au moins vingt fois au coordinateur des cascades de vérifier si mon harnais était bien attaché.

Le temps qui passe ne semble avoir aucun effets sur toi. Comment fais-tu pour garder la forme ? Je fais beaucoup de sport. Je m'entraîne au moins une heure par jour. Je me lève généralement vers quatre heures du matin et je commence ma journée par un footing, puis j'enchaîne avec quelques exercices au sol. Je soulève aussi des poids et je fais beaucoup d'assouplissements. Voilà mon secret de beauté. Ensuite je vais au studio et je travaille d'arrache-pied jusqu'au soir. A la fin de la journée, je suis toujours claquée et je ne rêve que d'une chose : dormir.

»» Page Précédente »»